Archive pour la categorie 'mon bulletin d’humeur de la semaine'

fév 03 2010

O temps suspends ton vol….

suzanne-123Il y a des lieux qui, quand on se trouve bien avec les amis que l’on aime, deviennent des lieux magiques. On y passe  une soirée merveilleuse autour d’une table. Il n’y a plus rien à dire seulement se laisser aller ,apprécier l’accueil amical de Marie- Christine Marin et son équipe, déguster le magnifique repas que nous avait préparé Pierre Marin, le chef.
Tout relève du Grand Cuisinier: les produits sont d’une inégalable fraîcheur, les cuissons sont parfaites; les parfums , les odeurs, les goûts sont nets, précis, les sauces( toujours courtes) réalisées d’une façon aérienne, la présentation originale.Le Bonheur quoi!
Pour vous mettre l’eau à la bouche …..

-La raviole de truffes et légumes d’hiver,quelques queues d’écrevisses,émulsion de bouillon de volaille. 
-L’escalope de foie gras de canard poêlée à la mangue rôtie, réduction de jus de gingembre.
-Les noix de coquilles St Jacques à la plancha,jus aux agrumes et quinoa aux fruits secs.
-Douceur d’un sorbet.
-Le pigeon « des grands près », suprême farci puis doré au sautoir, cuisses en fin croustillant, purée de pommes de terre ratte aux truffes, jus lié au foie gras.
-Selection de fromages.
-Sabayon de citron vert sur segments de pamplemousse rose,sorbet orange gimgembre.

suzanne-097

C’était la fête, nous avions accompagné ces mets de:

Champagne Bollinger Grande Année 1997
Y d’Yquem 1985
Château Yquem 1976
Pouilly Fumé 2006 de Dagueneau
Chateau Cheval Blanc 1986
Chateau Mouton Rothschild 1885
Bonnezeaux Le Malabé 1990.

Auberge Lamartine   ♥♥♥♥
Route du tunnel du Chat
73370 Le Bourget du Lac
tel:0479250103
www.lamartine-marin.com

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jan 30 2010

Certitudes et incertitudes des amateurs de vins

  qui se prétendent  « éclairés« .

A la manière de La Bruyère (mais je n’ai pas son talent),je me suis amusé à « croquer » quelques figures de notre monde du vin.
Toute ressemblance avec de  quelconques  personnes , releverait du pur hasard.

Rien ne m’horripile plus que ceux qui ont des certitudes absolues en matière de vin.
Ils  ont tout bu, ils ont visité toutes les caves; bien sûr ce sont eux qui connaissent les meilleurs vignerons,(ceux que vous  connaissez  ne sont que des producteurs de second rang); ce sont eux qui savent indiquer aux autres (pauvres amateurs non éclairés) ce qu’il faut boire  ou ne pas boire, ( sous peine de ne pas comprendre le vin); et ils s’affirment de fait comme  la réference absolue  pour vous  indiquer,  à coup sûr,sans faillir, »leurs meilleures » appellations.
Ne leur dîtes, surtout  pas, que vous venez de faire une belle dégustation: ils vous demanderont alors sur un ton dédaigneux: « Ouai, de chez qui?  Oh! Il y a mieux, moi j’ai…. » Car, figurez-vous qu’ eux, en ont  toujours fait une bien plus belle que vous , avec d’éminents spécialistes qui savent tout sur le vin  et ne se trompent jamais.
Chez eux, perce un snobisme de mauvais aloi (peut-il y en avoir un bon?) où il est de bon ton de dauber les grands crus bien sûr, (à moins que ce ne soient ceux qu’ils ont en cave ), en proclamant haut et fort que « ‘c’est le culte de l’étiquette qui nous guide » et qu’eux au contraire : » ils savent ce qu’ils boivent »
Un tel dénigrera les premiers grands crus de Bordeaux, (« ça ne vaut pas ce prix tout de même, »)Un 1985? Pas terrible!  c’est bien mieux un 90″.
Merde, le mien avait 95/100 au Parker; c’est pourtant leur  Bible .

Un Champagne Millésimé  du début du siécle? « C’est un peu tôt tout de même , allons, voyons moi je…Mais moi je préfère de beaucoup… »
Un autre,  s’il goûte ce que vous proposez, dira que l’année n’est  pas fameuse, il trouvera peu de matière, peut être un peu d’astringence ,et puis… les tanins ah! les tanins! mais ils ne sont pas assez fondus, on ne boit pas une bouteille comme ça! enfin!  Il faut être totalement ignare, ne rien  connaître au vin  pour boire un tel flacon! Et  il vous affirmera sans vergogne que ce qu’il boit « c’est autre chose. »
« Vérité en deça des Pyrénnées ,erreur en delà » écrivait Pascal. C’était au XVII°; mais la nature humaine n’a pas changé.
Donc pauvre nature humaine.
Et puis j’avais écrit en titre:  « insuffisance ».Eh! bien figurez-vous qu’ils en souffrent passablement ,comme tout le monde , dans la connaissance vinicole , mais eux ne le savent pas; car s’il y a un art où il faut se garder de fanfaronner c’est bien celui du vin. Oh! ils n’en sont pas persuadé , loin de là, Alors  je leur laisse le soin de méditer sur le sens du mot « MODESTIE ».

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jan 28 2010

Repas de midi: une excellence.

Dans ce bulletin d’humeur, je suis d’excellente humeur: pourquoi? Parce que j’ai  goûté au menu proposé à midi par  » les Gourmands Disent« . Je vous avais fait l’éloge du repas du soir; je ne peux que faire l’éloge de celui de midi. La qualité de la cuisine est là, toujours aussi constante,  les produits sont bons, l’accueil et le service compétents, On rencontre ici de vrais pros de la restauration.
On proposait ce jour là: (le menu de midi change tous les jours)
Salade d’endives, noix ,Roquefort, jambon. (bien réalisée) Vous me direz c’est une salade, certes, mais il faut savoir la rendre gustative!!! (c’est le cas)
Joue  de boeuf braisée, olives et abricots,purée de pommes de terre vanillée. (viande moelleuse, sauce onctueuse, purée originale.)
Soupe d’ananas (frais) rotis au miel, et thym. (beaucoup de fraîcheur, agrèable)
-Vin au verre: Haut-Médoc Château Fondréche 200 (tanins souples , de la rondeur, bouche framboise groseille) (4€)
Quand je vous dirai que le  menu est à 14€, et que je vous disais precedemment que c’était une aubaine….
J’ai parcouru un peu la ville:  que de tristesse dans les menus proposés à midi dans beaucoup de restaurants (avec les sempiternels viande- gratin ou frites), et puis c’est plus cher!!!!
Alors courez y vite!!!

Les Gourmands Disent
43 rue de la République
73000 Chambéry
tel:0479335705

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déc 25 2009

Noël en tutoyant les étoiles.

Je reparle encore  une fois du même restaurant:
Qui n’est pas encore allé  manger aux Morainières et aime le grand art en  cuisine, batte sa coulpe.
J’avais décidé (les enfants étant loin cette année) de passer le réveillon de Noël  dans ce restaurant, sachant d’avance qu’Ingrid et Michaël Arnoult me réserveraient quelques surprises gustatives de haute volée. Ce ne fut qu’enchantement et ravissement pour le palais.
Je ne commenterai pas chaque plat, tellement tous avaient de l’originalité, des nez subtiles, des saveurs multiples: je vous livrerai simplement le menu et à vous d’imaginer!!!
-Petits toasts au foie gras,tartinettes à la truffe de Jongieux.
-Flanc de champignons des bois,crême mousseuse.
-Paleron de boeuf et foie gras des Landes, topinambour et mélanosporum.
-Grosse langoustine bretonne rôtie, jus de têtes, les pinces en salade.
-St Pierre laqué mandarine et sarriette, jeunes légumes du moment.
-Agneau de lait des Pyrénnées rôti au thym, parmentier de ratte et panoufle.
-Fromages frais et affinés.
-Dessert de Noël( explosions de saveurs)
– Forêt Noire façon Michaël.
Quand je vous aurai dit que ce somptueux repas était accompagné d’un Chablis 1°cru  Vaillons 2007 de Dauvissat et d’un St Joseph 2007 de François Villard, je vous aurai tout dit…

Tout autre commentaire serait superflu.
Ah, si: Michaël Arnoult fait partie des très très grands.

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déc 17 2009

Superbes vins de Savoie 2009.

Charles Gonnet est comme je l’ai déjà écrit ultérieurement, un superbe vigneron en Savoie. Je viens de lui rendre  visite,comme chaque mois de décembre, pour goûter sa nouvelle production. En effet, au début de l’hiver, toutes les années, il met en bouteille  un peu de Chignin Jacquère (le reste se fera au printemps) afin d’apprécier   tous les arômes primaires d’un vin jeune. 
Si chaque année le vin est d’une excellente facture, cette année 2009 est de mon point de vue, une année que l’on peut qualifier d’exceptionnelle.
Et il faudra se précipiter pour acheter, car il n’y en aura pas pour tout le monde.
J’ai goûté :
Chignin (cépage Jacquère) 2009:Couleur dorée -léger perlant soulevant des arômes de pêche- bouche longue- finale  pleine de fraîcheur. (déjà disponible )
J’ai goûté à la cuve:
Chignin Bergeron  (cépage roussanne )2009 (Le vin était en phase de filtrage)
belle couleur dorée soutenue-nez puissant de fruits confits et mangue-bouche ronde, ample,de fruits exotiques-léger poivré-finale d’une extrème longueur.Un Bergeron comme j’en ai rarement bu, et il n’en est quà son balbutiement!!!
Mondeuse 2009:  robe rouge grenat- nez de framboise écrasée-bouche cassis poivre- tanins déjà ronds et fondus. (Encore une future très grande bouteille en perspective!!!)
Certes, vous me direz que l’année fut « magique » pour la vigne, mais je persiste à dire que Charles Gonnet y est pour beaucoup.

Domaine Charles Gonnet
73800 Chef Lieu Chignin
tel:0680740846
charles.gonnet@wanadoo.fr

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nov 15 2009

VIN: lettre ouverte aux restaurateurs

Si ce n’était dans les restaurants étoilés de la région,(et dans quelques autres,soyons francs, (peu nombreux cependant) la carte des vins est souvent présentée  à vau l’eau
Je viens de répertorier un bon nombre de restaurants où manifestement ce n’est pas la principale préoccupation de la maison que de rédiger  correctement une carte .
Je prendrai uniquement, (pour ne pas encombrer!!!) quelques  exemples chaque  fois pris au hasard de mes fiches.
Dans un grand nombre de cas,  il  manque le millésime:
Dans deux restaurants aixois:(
Mondeuse d’Arbin Perret
Bergeron Vullien
C’est tout.
Souvent aussi il manque le vigneron:
Dans 2 restaurants chambériens( pour éviter les jaloux)(toujours dans mes fiches)

Mercurey 2006
Apremont 2008
C’est tout
D’autres fois, il manque le millésime et le producteur.
Mondeuse d’Arbin
Gamay Savoie.
Des exemples comme je viens d’en donner foisonnent dans les restaurants.
La palme étant détenue par un  restaurant aixois, coté par certains Aixois, (VERIDIQUE) qui lui,n’a pas de carte des vins!!!!

Vous allez me dire que ça ne change pas le contenu de la bouteille; certes,mais il faudrait une bonne fois pour toutes que nos amis restaurateurs considèrent que le client, en matière de vin, à autant besoin de savoir et d’être informé que lorsque dans un menu on nous développe ,avec dithyrambe,  la composition du plat:
j’ai noté chez un restaurateur , où la carte des vins était très lacunaire,pour une salade:
Salade gourmande au saumon fumé,magret de canard, foie gras accompagné de petits toasts.
eh bien! là ,on sait ce que l’on mange… Il faudrait en faire  de même,chers restaurateurs, pour que l’on sache ce que l’on boit.
c’est un voeu pieux; mais je l’ai vu quelquefois. ( Bistrot de Lyon à Chambéry- Le Coucou à Tresserve) Le restaurateur a construit une carte où (outre tout ce qui manquait précedemment) on renseigne le client sur le cépage,  sur l’accomodation du vin avec le plat, sur ce que peuvent être les alliances subtiles des mets avec le vin.
Ceci relève de mon point de vue du plus élémentaire professionnalisme  à l’égard du client, qui pourrait dès lors   choisir en toute connaissance s’il est un dégustateur averti,,ou se familiariser avec lui s’il est néophyte.
Alors Messieurs les restaurateurs,travaillez vos carte des vins !!!Le vin est  noble, la majorité des   vignerons  s’appliquent ,travaillent avec amour , celui-ci  ne peut pas être traité « par dessus la jambe « 

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oct 01 2009

Propos sur les vins de Savoie

Je reviens sur un intéressant article  du Dauphiné Libéré  de dimanche; article repris par Gelules.TV concernant donc les vins de Savoie. Monsieur Perrier, interrogé par un journaliste dit: »Il faut redonner le goût du vin de Savoie aux Savoyards« Il a raison ,mais j’ajouterai:  » donner le goût du vin  de Savoie à tout le monde. »
Je ne ferai pas une analyse trop didactique à  ce propos , mais j’attribuerai la mévente (relative) des vins de Savoie à plusieurs causes :
1)Le caractère très inégal en qualité des vins mis sur le marché.
2) Le prix assez élevé, dans leur généralité des vins de Savoie (ceux qui  sont bons, voire très bons peuvent cependant, jusque dans une certaine mesure ,supporter un  prix plus élevé.)
3)Une distribution qui se contente de ne commercialiser  que certains producteurs.
4)Une catégorie de restaurateurs qui  connait bien peu le vin et qui ne sait pas toujours ce qu’elle propose en carte.
Développons:

Je connais assez bien les vins de Savoie pour en goûter assez régulièrement (soit chez les viticulteurs, soit au restaurant, soit chez des amis).Le moins que l’on puisse dire c’est que la qualité n’est pas toujours là!
Peu d’ambiguïté pour ce qui concerne les grands noms (parfois cependant ce n’est pas « ça… ») mais autour d’eux, s’il y a indéniablement de très bons vignerons, il y en a qui devraient réviser leur « classiques vinicoles. » (Haut rendement à l’hectare,chaptalisation outrancière,  vendanges mal faites, méthodes empiriques de vinification )On rencontre alors des vins sans corps,courts en bouche, parfois vineux,sans caractère; mais qui apparaissent malheureusement sur le marché. Bref, n’est pas vigneron qui veut.

 

 
On a parfois l’impression de boire un vin de table banal  en buvant certains vins de Savoie,et ça, les consommateurs n’en veulent plus.

Les prix sont souvent dissuasifs.Je prends des exemples que j’ai rencontrés recemment:
Des Chignin Bergeron entre 12 et 18 euros à l’achat en cave.C’est trop cher.
Sur le marché vous trouvez par exemple un Givry à 10 euros (il est excellent,  il est produit par un très bon vigneron -je l’ai acheté)ou un Meursault à 18 euros, (excellent vigneron cité dans les guides) au même prix que certains Bergeron (je l’ai aussi en cave): à ce prix là l’acheteur n’hésitera pas à trancher.;il s’orientera vers la côte chalonnaise  ou vers la Bourgogne qui,dans son esprit, signifie ‘meilleure ».

Au restaurant,c’est la même problématique.On propose des vins de Savoie à des prix tout aussi dissuasifs.J’ai relevé ça et là:
Chignin Bergeron entre 35 et 47euros.Roussette de St Jeoire: 36 euros.Roussette de Jongieux:40 euros, Mondeuse d’Arbin:45 euros.Certes je connais certains de ces vins et le vigneron; ils sont  souvent magnifiques mais sur les cartes ,une page plus loin vous trouvez  des Bourgogne 1° cru presque à ces prix là.
Le client aura la même démarche qu’en cave. Il s’orientera vers un Bourgogne ou d’autres vins qui sont pour lui plus prestigieux et quasiment au prix des vins de Savoie.

En station, dans les magasins spécialisés « produits savoyards » on vend le vin de Savoie très cher: ex: Un Apremont:16 euros.

La distribution pèche par son manque d’eclectisme.
 Je fréquente beaucoup les stations des 3 vallées(ça englobe 6 stations) et je mange souvent dans les restaurants d’altitude, nombreux sur les pistes.Ils devraient être le moteur pour la valorisation des vins de Savoie auprés d’une clientèle qui vient  d’ailleurs.Or que trouve-t-on sur la carte? Toujours les mêmes producteurs(autour de 5 ou 6) avec pas toujours de très bons vins. Les autres (et il y en a de très bons) sont marginalisés ou carrément absents.
Le  touriste  a  alors  une idée  souvent erronnée de ce qu’est un bon vin de Savoie (qui peut lutter sans problème avec d’autres quand c’est bien fait)et dans son subconscient collectif: vin de Savoie= vin de raclette , de fondue,  ou de Kir! pas plus.Combien de fois ai-je entendu: » Ah les Apremont c’est acide! » et pourtant s’ils savaient qu’il y en a de très grands!!! Et c’est là où le bât blesse  car « ils » n’achèteront  pas.
Par curiosité reportez vous  sur Gélules.tv au premier commentaire fait par un lecteur à propos de l’article sur les vins de Savoie: c’est révélateur… (le second c’est le mien…)

Par soucis d’efficacité ou par manque de temps, certains restaurateurs ne font  pas la démarche d’aller vers le vigneron et ils passent commande sans avoir goûté.
Je posais la question à un restautateur en m’étonnant qu’il n’ait qu’un « vin de Savoie X » « sur la carte: réponse : » le distributeur me propose celui là. »
D’autres fois, la préoccupation de certains restaurateurs n’est pas de mettre en évidence le vin de Savoie. On laisse se débrouiller le client devant la carte , ou on ne propose pas le vin de Savoie mais  une  autre appellation,(plus lucratif?).
 Les cartes sont,dans beaucoup d’endroits,mal rédigées,lacunaires;on sent qu’on ne sait pas bien ce qu’on propose.
Tout ceci mis bout à bout fait (c’est seulement mon opinion)que les vins de Savoie souffrent beaucoup.
J’étais en Touraine il y a peu de temps;il y a des leçons à prendre pour voir comment « ils » commercialisent leur vin. (vignerons+ restaurateurs). J’en suis d’autant plus marri que je suis issu d’une lignée de vignerons à Chignin….

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sept 20 2009

Les Morainières proche des (2) étoiles

Figurez vous (une fois n’est pas coutume) que mon bulletin d’humeur sera celui d’un homme heureux. Heureux (c’est pour ça que j’en reparle) d’être allé et  d’aller à la rencontre gustative de Mikael Arnoult aux Morainières.

J’avais décidé cette semaine de choisir le  1°menu « Terre et Mer » (38 euros)
et encore une fois,ce ne fut qu’enchantement.
Songez:
Une mise en bouche: gâteau aux champignons des bois dans une crème  émulsionnée comme  seul  Mikael Arnoult sait faire (déjà à faire damner!)

Un casier de tourteaux, mousse de tourteaux, coeur de boeuf,fin,goûteux,lèger ,au parfum d’iode légèrement ambrée.

Un lavaret du lac à la rhubarbe caramélisée ,sauce verveine. Là on atteint le Parfait: poisson cuit rosé à la seconde près, rhubarbe développant des arômes de fruits confits (Une merveille tout simplement)
Je passe sur les fromages très bons
.
Tarte myrtille  chaude soufflée (rien que pour ça, je fais bien les 20 km qui me séparent des Morainières!!)
Pèches jaunes, lait d’amande, crème  de noisette ,glace pistache.(la personne qui m’accompagnait : estomaquée.)
Quand j’aurai ajouté que la présentation des assiettes relève de l’oeuvre d’art,que le service est très bon et compétent, j’aurai tout dit…. Ah non! car après le dessert viennent les mignardises ;comme on dit: « je vous dis pas!!

Recemment j’ai mangé à L ‘Arnsbourg (3 étoiles au Michelin) il y a beaucoup de similitude entre la cuisine de Klein et celle d’Arnoult.(c’est tout dire!)

Je sais ,je suis dithyrambique; vous allez me dire qu’il  y a de partialité dans mes propos.
Alors je vous suggère une chose: Allez-y!!! et vous direz : »il a entièrement raison »

PS: j’avais accompagné le repas d’un Marestel de Carrel  2007:
Un réel bonheur aussi: quelque peu minéral, mais fruité à la fois  développant des arômes de figues et d’ananas . (S’associe parfaitement avec le menu proposé.)

Les Morainières  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
route de Marétel
73170 Jongieux
tel:0479440939
www.les-morainieres.com

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sept 06 2009

la cuisine moléculaire? C’est quoi « ça »?

Alginate de sodium ( 4 tubes),lactate de calcium (2 tubes) gluconolactate de calcium (3 tubes),gomme de guar, gomme de xanthane ,citrate de sodium ( 1 ampoule), lécite,azote : vous savez où on est? Dans un labo de chimie pensez-vous, eh bien! non! C’est ce qui entre dans les ingrédients de «  bulles de melon au jambon de Parme » proposé sur internet par  un prof de cuisine. Heureusement il y a du jambon et du melon dans la recette…
Et 2 lignes plus loin sur ce site, je lis   , un article intitulé: »La chimie peut elle contribuer à l’Art culinaire? » on répond « oui  » et moi je dis NON!
Je lis dans un autre article: »Actuellement ce sont des additifs les fameux E (?) qui font l’objet d’une course à l’innovation. (‘course, oui c’est ça!)Les texturants sont (‘…)aussi utilisés en industrie pharmaceutique. (Fermez le ban)
Je veux bien qu’au XXI ième siècle,on  ne cuisine plus comme le concevaient  Brillat-Savarin ou Curnonsky, je sais que le conservatisme n’est pas synonyme « d’avancées »  mais tout de même ,gardons raison.
Certes vous allez me dire, Nouvel ne construit pas comme on construisait les cathédrales; le Nouveau Roman a dépoussièré Hugo , Balzac ou Zola ,mais ça reste de l’architecture ou de la littérature de haut vol. Là…
Et sur quoi je me fonde?
Je connais assez bien Guérard,Robuchon,Bras. Tous ont  modernisé la cuisine en l’épurant, mais chez eux il y a toujours une matière consistante  en bouche; on mâche toujours (en principe la mastication fait partie d’un des plaisirs de la gastronomie). Là plus rien . On vous dit : » Mettez en bouche et laissez éclater la bulle ».
 C’est ainsi que ces derniers temps ,chez Trama à Puymirol ,on m’a proposé des bulles de morue, Chez Marx à Pauillac le saucisson virtuel,Chez Klein au Arnsbourg du foie gras virtuel.'(Aussi) J’ai même vu vanter les mérites,, dans une émission culinaire, des tubes à essai, essentiels afin d’ exhaler les parfums.
Bon ça suffit., d’autant plus que dans leurs  menus quand ils ne cédent pas à la mode Ferran Adria ,ça atteint  le sublime. Pour seul exemple :Le turbot à l’huile de l’Ostal chez Marx ou la pièce de boeuf Wagyu à l’Arnsbourg…Moi,j’aime le beau pavé de boeuf structuré ,j’aime la belle tranche de foie gras et non un ersatz de foie gras, j’aime avoir une fraise en bouche et non uniquement le goût de fraise.
Ce qui devient très inquiétant, c’est que figurez- vous,‘en Savoie « ils » s’y mettent!  Quelques exemples non exhaustifs: On nous propose fréquemment des émulsions à l’azote, des mousses lègères montées en écume; on nous sert même dans un restaurant savoyard, une pâte contenue dans une espèce de tube dentifrice. (Mes amis, les » Nono » ,fins gastronomes, n’en sont encore pas revenus).On m’a même servi dans un restaurant réputé de la région d’Annecy (les Savoyards, attachez vos ceintures): une tartiflette destructurée!!!.)  .
Alors de grâce chers chefs(qui avez souvent beaucoup de talent) cuisinez sans céder à la mode, sinon Fernand Point , la Mère Brasier  ou plus près de nous,Troigros ou Chapel vont se retourner dans leur tombe . Laissez les en paix!

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août 30 2009

Vous avez dit »Pizzeria »?

Pizzeria,pizza, au secours ,je ne peux plus voir ces mots.
Savez-vous combien il y a de pizzerias  sur le bassin Aix-Chambéry? 47, (sans compter tous les restaurants qui mettent les pizzas (pizze ?) à la carte.) et depuis que j’écris, il s’en est peut-être ouverte  une nouvelle….( j’en ai même repèré une au Revard.)
N’en avez -vous pas largement assez, vous,gastronomes, de voir fleurir (si l’on peut dire) une pizzeria à tous les coins des villes et des champs?
Moi ,si.
Si encore ,on nous servait de véritables et vraies pizzas,à la napolitaine ou à la calabraise,j’acquiescerais; mais non.
La plupart du temps , la pizza est sans authenticité,,banale, mal structurée;les ingrédients disparates(pizza au reblochon, et allez donc) un ersatz de pizza, quoi!!
En Sicile ,j’ai vu confectionner (par de véritables professionnels de la pizza) des « choses »magnifiques..C’est tout de même d’une autre veine!!
(Il y a cependant une excellente pizzeria à Chambéry: Chez Anna Maria 27 place Monge: Ce monsieur est Sicilien:il sait ce qu’est une pizza!)

Un souvenir me vient à l’esprit: Il y a quelques années j’avais rendu visite à Bernard Loiseau:et nous discutions de la difficulté pour un chef de faire de la cuisine de qualité tous les jours et il me disait: »quelque part, j’envie les marchands de pizzas:peu de savoir faire,peu de produitsd’élaboration… »  il avait rajouté autre chose mais la décence du site m’oblige à censurer…( depuis je médite là dessus…..)
Alors lorsque vous avez une envie indicible d’aller « vous faire un petit resto » pensez à ceux qui choisissent de CUISINER  et passez la porte de leur établissement.

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